Montréal se lance dans les logiciels libre et cherche à se libérer du « menottage » informatique

La nouvelle à été annoncé mardi par François William Croteau, le responsable de la ville intelligente, des technologies de l’information et de l’innovation au comité exécutif : la Ville de Montréal prends un tournant majeur et se dote d’une nouvelle politique sur l’utilisation et le développement de logiciels et de matériels libres d’ici à 10 ans.

L’objectif est de se libérer à terme des licences imposées par les logiciels propriétaires et de rendre ses services en technologie de l’information « ouverts, transparents et plus accessibles aux citoyens ».

Un virage radical

« La Ville de Montréal s’engage à considérer systématiquement les solutions proposées par l’industrie du libre pour tous les remplacements ou développements de logiciels et de matériel », a-t-il déclaré. Les équipes techniques de la ville, supportées par des acteurs de l’industrie, participeront aussi au développement des produits qu’elle utilisera.

Lors de la conférence de presse, M. Croteau à déclaré que les solutions du libre permettraient « à Montréal de se libérer, d’une certaine manière, des licences et du menottage informatique ».

Il a néanmoins précisé que la Ville devrait en premier lieu « se doter d’une expertise à l’interne en programmation informatique » et qu’il n’était pas possible d’évaluer l’ampleur de ces avantages pour la Ville pour le moment, bien qu’il soit convaincu que ce changement offrirait des processus plus « agiles » et plus « flexibles ».

« Si on est en mesure d’avoir des logiciels et du matériel plus flexibles et adaptables à nos besoins, plutôt que de s’adapter aux besoins des grandes entreprises, ça va nous permettre d’être meilleurs dans notre offre de services et de répondre aux besoins réels des citoyens », a-t-il dit.

Le responsable de la ville intelligente, des technologies de l’information et de l’innovation a indiqué que le passage au « libre » était une priorité de Projet Montréal car les avantages sont multiples : la flexibilité et l’adaptabilité aux besoins, la sécurité informatique, la possibilité de collaborer avec d’autres acteurs du milieu municipal et avec des institutions publiques (Union des municipalités, gouvernements, etc.) et bien sur la possibilité de réaliser des économies d’échelle et de trouver des solutions à moindre coût.